Gérer les états de crises

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Ce pose aussi la question de la gestion des moments dits de “crises”.

Ils sont particulièrement éprouvants et une grande source de désarrois, ce qui peut amener une sur-crise sur la crise elle-même et au bout de quelques temps altérer de manière définitive le lien affectif entre le proche aidant et le malade.

C’est pourquoi il est important de savoir plusieurs choses :

  • d’une part ce n’est la faute de personne. C’est la maladie qui s’exprime pas le patient ! C’est particulièrement important lors des troubles de l’humeur. Comme les crises de larmes, la colère, les idées suicidaires, etc… Lors de ces épisodes particuliers, il faut faire preuve de bienveillance, d’écoute active et attentive. Et si besoin est, passer la main en faisant appel à des professionnels, au risque de se retrouver totalement ‘vidé’.

  • Rien ne sert de monter la voix, cela ne fera qu’empirer les choses. Il suffit bien souvent de baisser la voix, de parler calmement en expliquant au malade que l’on sait que c’est la maladie, que l’on comprend et que l’on entend son désarroi. Ces simples mots suffisent la plupart du temps à désamorcer la situation et à rassurer. Et à permettre de reprendre une respiration calme qui diminuera le rythme cardiaque et l’hormone du stress, tout en favorisant une meilleure oxygénation des cellules et donc une détente générale.

  • d’autre part la fatigue extrême accentue les troubles et symptômes. Attention à ne pas laisser le malade s’épuiser, les jours où il se sentira un peu mieux, il aura tendance vouloir en profiter au maximum, le prix à payer derrière est bien souvent à la hauteur des efforts fournis. Il faut donc poser quelques limites (ou rappeler gentiment de faire attention à ne pas forcer trop), sans quelles soient trop restrictives, sinon le patient se sentira infantilisé, enfermé, bloqué, et cela pourra engendrer des crises comme décrites au paragraphe précédent.
Rappel des symptômes

Le cas particulier de l’hypocalcémie aigüe (rarement hypercalcémie) :

Lors d’une crise de tétanie débutante, ou d’une perte de connaissance soudaine, les premieres choses à faire sont :

  • PAS DE PANIQUE ! si vous paniquez, le patient paniquera lui aussi, de fait, la tachycardie (accélération du rythme cardiaque) augmentera, donc les besoin en calcium du corps vont s’accentuer très rapidement, et cela aura pour conséquence directe une aggravation encore plus rapide de la crise.
  • RASSURER : parler d’un ton calme et doux, demander à la personne de décrire ce qu’elle ressent et comment on peut la soulager.
  • INSTALLER confortablement avec les voies respiratoires dégagées et libres. Sur un canapé, un lit, au sol si rien autours. Si il y a du monde autour, éloigner les curieux et les badauds, demander si quelqu’un connait les gestes d’urgences et ne pas hésiter à se faire assister.
  • Si nécessaire appeler les secours n°15 SAMU/18 POMPIERS/112 (pour le n°européen), et bien expliquer de quoi souffre la personne comme maladie, qu’il ne s’agit pas d’une crise d’angoisse, fournir également son traitement et la carte d’urgence médicale avec la conduite à tenir.

Des formations de premiers secours sont facilement accessibles et dispensées par les services de pompiers, etc… renseignez-vous dans vos mairies par exemple, cela vous aidera grandement.

NB : être bien informé sur la maladie permettra d’identifier rapidement et efficacement l’attitude à avoir, et diminuera la charge mentale, l’inquiétude et le sentiment de culpabilité que peuvent ressentir le patient et l’aidant.